Que nomme-t-on les jeux dangereux ? Si l’on fait abstraction des jeux qui consistent en de la violence pure, s’exerçant entre partenaires consentants ou non ; il existe depuis de nombreuses années des pratiques volontaires elles aussi, qui consistent à opérer des manipulations sur le corps. Ces dernières visant à modifier ou interrompre momentanément le rythme respiratoire ou alors perturber la circulation sanguine. Pour n’en citer que deux, il y a le jeu de la Tomate (asphyxie volontaire) et le jeu du Foulard ou Rêve indien (strangulation des vaisseaux du cou).
Ces «jeux » provoquent dans notre pays en moyenne un décès d’enfant ou d’adolescent chaque mois. Pour l’année 2011 l’A.P.E.A.S. (*) a déjà recensé entre janvier et février 4 décès, attribués à ces pratiques.
Il n’y a pas que les adolescents qui sont concernés, mais dès les classes de GSM (grandes sections maternelles), ont a pu voir des enfants «s’amuser» à retenir leur respiration pour avoir le visage le plus rouge possible (Jeu de la Tomate).
Des conférences ont été régulièrement organisées par le C.I.S.P.D avec le concours de l’A.P.E.A.S pour informer les adultes : à St Victor de Cessieu en 2009, à Rochetoirin en 2010 et à Faverges de la Tour en 2011.
Cette association a mis en ligne sur son site internet un film d’animation et un jeu vidéo qui permettent sous une forme ludique de faire prendre conscience aux enfants du danger que représentent ces manipulations.
Souvent la question «comment en parler avec mon enfant ? » est posée. Il ne s’agit pas bien sur de dire tout simplement «c’est interdit». Mais plutôt d’expliquer et de revoir en discutant avec eux à quoi sert notre respiration et notre circulation sanguine. Pour cela un petit film d’animation et un jeu vidéo que vous trouverez sur www.gameoverjdf.com pourront vous permettre de mieux leur faire comprendre qu’il ne faut pas se livrer à ces manipulations extrêmement dangereuses, qui peuvent, si ce n’est provoquer la mort, occasionner des dégâts irréversibles sur leur cerveau et entrainer un lourd handicap.
Il est envisagé de renouveler avant la fin 2011 l’organisation d’une soirée d’information pour les adultes (parents ou professionnels de l’enfance).
Pour ceux qui auraient tendance à penser qu’il vaut mieux ne pas en parler avec les enfants afin de ne pas leur donner des idées, sachez qu’il y aura toujours un « copain ou une copine » pour leur en parler et même les initier à ce qu’ils considèrent tous comme des jeux inoffensifs. Vous expliquez bien à vos enfants qu’il ne faut pas « jouer avec des allumettes » et vous n’en faites pas des pyromanes pour autant.
(*) A.P.E.A.S. : Association de Parents d’Enfants Accidentés par Strangulation.